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Terra Nostra, on est ici quelque part. Comme un ailleurs.

Entretien avec Laurence Rey, fondatrice du spa Terra Nostra. Extrait du mgazine Blossom #1. Par Catherine Nerson
Laurence Rey

« Je désirais créer un spa pas comme les autres, proposer sous le même toit les traditions et les soins des cinq continents. »

Celle qui rêvait déjà à dix ans de sauver le monde au lieu de jouer à la princesse n’est pas ici par hasard. Après une première vie professionnelle où elle tente de faire « à sa façon », elle fait un virage à 180 degrés et fonce, persuadée que ses mains peuvent inviter à la détente et à la relaxation. Sa ténacité jubilatoire l’amène tout droit à l’école technique d’esthétique cosmétique Geneviève Sentenac à Toulouse. Là, elle apprendra tout des soins du corps, de la diététique, de l’algothérapie, de la dermatologie et plus encore, de la cosmétologie. « Ce qui nous entoure est fondamental pour le bien-être de l’homme. » Mais au-delà des diplômes, elle ressent les émotions des gens. Une qualité, un don peut-être, qu’elle n’a été chercher dans aucune école.

Alors qu’elle évolue au spa* Daniel Jouvance sur les Champs- Elysées, c’est le luxueux Hôtel Meurice, à Paris, qui lui ouvre ses portes. Romane Bohringer, Kristin Scott Thomas, John Travolta, Sting, le prince d’Arabie Saoudite, certains émirs du Golfe persique..., tous sont passés entre les mains expertes de cette amoureuse du bien-être. Mais Laurence n’est pas au bout du chemin. Elle souhaite monter sa propre affaire dans le Sud-Ouest de la France. C’est dans cette bâtisse anglaise de 1904 hors du temps, qui appartenait à la famille Hachette, qu’elle trouve l’énergie qu’elle cherchait. Il lui a fallu deux ans, dix-huit heures de travail sept jours sur sept pour monter son projet. Ainsi est né le spa Terra Nostra « notre terre », celle qui nourrit. Un nom fort de sens qui réunit l’Italie de ses racines et la Corse de son mari.

Pour restituer des sensations intactes et authentiques, elle a réuni des installations exceptionnelles. Puriste, elle a tout imaginé. La baignoire traditionnelle en bois vient directement du Japon, la faïence du hammam du Maroc, les tables de massage, le mobilier et la menuiserie en teck de Bali. Tout a été pensé pour que les sens s’éveillent, le corps se ressource et l’esprit voyage dans le respect de la gestuelle ancestrale.

Au-delà du lieu, Laurence s’entoure de personnes de confiance aux mains précieuses. « Ici, il peut y avoir jusqu’à dix thérapeutes. Je sélectionne toujours les « mains » comme je les appelle, pour leur savoir-être, l’expérience et ce petit truc qui souvent fait la différence. Tous ont la maîtrise des arts traditionnels du bien-être. Certains sont ici depuis l’ouverture du spa, d’autres sont venus étoffer nos rangs. Entre savoir-être et savoir-faire, chacun évolue au gré de ses disciplines qu’il a parfois reçues de Maîtres reconnus dans le monde du bienêtre ou encore des formations dispensées au sein même de notre école. »

C’est pourquoi, il y a cinq ans, notre blonde pétillante a ouvert l’école Terra Nostra, École des arts traditionnels du bien-être. L’équipe enseignante, constituée de formateurs expérimentés venant des quatre coins de l’hexagone, dispense des formations à la carte et permet à dix élèves par an de devenir spa praticiens.

Chez Terra Nostra, tout est question de bien-être mais au-delà, il y a sans aucun doute ce mieux-être, clé de voûte des cultures asiatique et indienne. Dans ces pays, on n’hésite pas à venir se faire masser trente minutes par jour, pour rester en bonne santé et travailler plus. « Prendre soin de son corps au quotidien fait que l’on a moins besoin de sommeil. On a plus d’énergie et aucun symptôme de fatigue physique, mentale et intellectuelle ce qui conduit à être plus performant. Il n’y a pas que la sieste qui permette d’être mieux ! » Cette tradition, Terra Nostra la propose surtout à une clientèle plus business qui « a besoin d’être au top », conclue-t-elle en souriant.